menu

Le rejet des réfugiés sous le prisme des "Javanais" de Jean Malaquais

L’étranger souvent nous effraie : c’est l’inconnu. Pour atténuer la peur, il faut d’abord définir le concept. Le français ne possède qu’un seul mot, « étranger », pour deux réalités différentes, que l’anglais distingue1 : « foreigner » et « stranger ». L’étranger, ou « foreigner » désigne une personne ne possédant pas la nationalité du pays où il demeure et travaille. Mais la confusion apparaît par le fait que l’étranger désigne aussi en langue française le « stranger », c’est-à-dire une représentation de l’altérité, quelqu’un qui ne nous est pas familier : « L’Autre plus souvent est celui auquel je ne m’identifie pas et que je tiens pour extérieur à ma communauté2. » La xénophobie et le racisme sont souvent la conséquence de cet amalgame entre la nationalité d’une personne et le présupposé inconscient et irrationnel de son incompatibilité avec sa propre nationalité. Cette définition permet avant tout de rappeler que l’altérité n’est pas un fait disponible à l’état naturel de l’homme, mais une construction : « […] l’extériorité est donnée par la géographie, par l’histoire, par la langue. L’extériorité se constate ; tandis que l’altérité se construit3. » La montée des tensions envers les étrangers, particulièrement de nos jours en Europe, est liée à l’amalgame entre l’étranger, l’être humain ne vivant pas dans son pays, et le fantasme d’un Ailleurs inquiétant une certaine conception de l’identité nationale (un peuple, une langue, une nation). Cet oubli qu’on « ne naît pas étranger, on le devient », que « nul ne naît non assigné, d’aucun lieu, d’aucun temps […] On ne devient donc pas toujours ce que l’on a été. En l’occurrence, devenir étranger c’est devenir ce que l’on n’a pas été, ce que l’on n’a jamais été4 » permet la montée des populismes et nationalismes encourageant le repli sur soi allant pourtant à l’encontre des valeurs supposées d’une véritable Union Européenne. L’étranger, figure exutoire, bouc émissaire des problèmes liés au capitalisme agressif, à la montée des inégalités et à la mondialisation déréglée cristallise les tensions.

Ces problèmes ne sont pas nouveaux : il est aisé de faire le lien entre la situation d’aujourd’hui et celle de l’entre-deux guerres. En effet, la crise économique (krach boursier de 1929 vs crise bancaire de 2008), la montée des nationalismes (différents fascismes des années 30 vs montée des partis populistes et anti-européens en Europe, FN, Aube dorée, UKIP, PVV etc.) et les différentes guerres (Seconde guerre mondiale VS conflit ukrainien, guerres au Moyen et Proche-Orient etc.) présentent un schéma similaire. La violence faite aux populations étrangères a atteint son paroxysme avec la prise de pouvoir de ces partis dans les années 30, et ses conséquences ne doivent pas être oubliées. Les camps de travail, de concentration et d’extermination des êtres humains considérés comme « la lie de la terre5 » parce que autres, différents, étrangers, devraient provoquer une mobilisation plus importante aujourd’hui face à la politique du silence et de l’attente d’un dénouement miracle de l’Europe concernant les migrants s’échouant en Méditerranée et les populations laissées dans la souffrance sans aide. Une solution pour diminuer la haine et la crainte est de mieux connaître et comprendre l’étranger. Pour cela, il faut le faire voir de l’intérieur, appréhender l’altérité, réduire l’étrangeté et rapprocher les différents mondes. Un livre des années 30, encore d’une « actualité renversante6 » nous permet, grâce à un « kaléidoscope7 » de voix narratives, de nous intégrer le temps d’une lecture à une communauté d’ouvriers émigrés dans le sud de la France. Les Javanais de Jean Malaquais éclaire et présente les problèmes européens et mondiaux actuels concernant l’étranger et l’altérité sous un angle différent.

Jean Malaquais est un Européen. Mieux, un internationaliste8, autant par ses idéaux que par son histoire. Polonais d’origine, internationaliste convaincu et opposant au stalinisme de la première heure, il part visiter le monde après son baccalauréat et voyage en Europe, en Afrique du Nord, vivotant grâce à des petits boulots. Il travaille en particulier dans une mine du Sud de la France à la fin des années 30, qui servira d’inspiration principale pour son premier roman, Les Javanais. Il rencontre André Gide à la suite d’une lettre incendiaire que Malaquais lui envoya pour lui reprocher d’avoir déclaré dans la NRF : « Je sens aujourd’hui, gravement, péniblement, cette infériorité – de n’avoir jamais eu à gagner mon pain, de n’avoir jamais travaillé dans la gêne9. » Une longue amitié, qui durera jusqu’à la mort de Gide, naît de cette harangue. Malaquais répond pourtant à Gide, auteur respecté et adulé de l’époque :

[…] que, si lui se sentait inférieur de manger son content, je ne me sentais nullement supérieur de ne point manger à ma faim ; que je rêvais d’embauche parce que cela me remplirait l’estomac, et que j’en abominais l’idée parce que cela me viderait de ma substance ; que faute de boulot on la crève et qu’on est crevé par le boulot ; que rien ne dégrade comme l’esclavage du salariat ; que la seule « instruction profonde » que l’on y glane a pour nom fatigue et misère10.

Gide permet à Malaquais de s’arrêter de travailler pour se consacrer à l’écriture des Javanais11, en français alors qu’il maîtrise plusieurs langues, dont le polonais et l’allemand mieux que la langue de Molière. Ce roman lui vaudra le prix Renaudot en 1939 et sera entièrement réécrit à la fin de la vie de l’auteur, en 1995, afin de rendre ses Javanais intemporels et toujours aussi criants d’actualité pour le public des années 90. Les Javanais est un roman racontant la vie de travailleurs étrangers dans une mine du village fictif de Vaugelas, correspondant dans la réalité à La Londe-les-Maures. Travaillant dans l’illégalité, apatrides, exilés politiques ou émigrés économiques, ces « Javanais » vivent dans des baraquements insalubres qu’ils baptisent « l’île de Java ». La mine est vieille et dangereuse, et un accident de travail va conduire, aidé par la véhémence du brigadier local qui veut se débarrasser de ces « métèques » (LJ 105) à tout prix, à la fermeture de la mine, remettant les Javanais sur les routes, « partis essaimer d’autres Iles – autres et toujours les mêmes » (LJ 254).

Photo d'une mine dans les années 20 dans l'Oklahoma. Sous licence Creative Commons. Source.

Malaquais réussit avec brio à révéler la construction de l’altérité que subissent les étrangers, altérité construite par les autorités et conséquence de la situation historique. A l’époque, « la dénationalisation devint une arme puissante » qui permit « aux gouvernements persécuteurs d’imposer leurs modèles de valeurs […] ceux que la persécution avait nommés indésirables devinrent les indésirables de l’Europe12 ». Les Javanais sont comme les « sans-Etat » d’Hannah Arendt, « relégués dans une condition de superfluité (superfluity), non seulement dans le sens du non-nécessaire, mais aussi d’un surplus jetable (Uberflüssigkeit) du système politique et du monde13 ». Encore plus insidieuse que la persécution directe, les Javanais sont cantonnés aux marges de la société française, à la périphérie de la citoyenneté et de la légalité, tels des fantômes, invisibles, inexistants. Ainsi, le brigadier français Carboni rappelle : « […] allez-y mollo avec les métèques de la mine. Pas très régulier sur les bords, ça, mais baste ! » (LJ 105) Cette citation illustre la « superfluité » des étrangers émigrés pauvres de l’époque, la suivante met en évidence l’aspect de « surplus jetable » : « Des étrangers en situation irrégulière, d’accord, il en fallait aussi, même que la France, eh oui, c’est archiconnu, les accueille dans son giron, sauf que tant va la cruche » (LJ 112). Lorsque Malaquais donne la parole aux Français, ces derniers redoublent l’extranéité des étrangers avec un pléonasme, rappelant que ce sont des étrangers « pas de chez nous » (LJ 197). La nationalité de l’étranger est ici amalgamée avec une dimension inconnue inquiétante et menaçante, menant au racisme, comme en témoigne ce discours indirect libre d’un xénophobe anonyme français :

Ritals, Ruthènes, Bulgares, Turcos, allez, tous des norafs pas de chez nous. D’accord, sont nés d’une femme eux aussi, faut bien, mais au bord de la route comme qui dirait, d’où que c’est des races sans papiers ni rien. Notez, on ne leur cherche pas noise, même pas, à preuve qu’on est hospitalier et tout, sauf que moi, les Polaques-Bosniaques-Macaques, confessez que nous en avons notre claque.
Je confessons, je confessons (LJ 197).

Comme nous l’expliquions ci-dessus, le rejet de l’altérité provient souvent de l’oubli que la qualité d’étranger n’est pas naturelle, mais culturelle. Ainsi, les Français de Vaugelas rejettent ces apatrides, alors que Malaquais rappelle qu’ils ne le sont pas par choix, mais qu’ils subissent ce statut du fait de la situation historique et politique : « Cet Albano, naguère sujet austro-hungaro-roumano selon le traité de Vienne, présentement sujet zéro selon le traité de Versailles, énumère au Tchéco ou Serbo ou Yougo, à vous de statuer, les cent façons de baiser les frontières à la barbe des gabelous. » (LJ 197) Malaquais rappelle que ces « étrangers de Java » (LJ 24), s’opposant de manière manichéenne et superficielle aux « Français de chez nous » (LJ 24), subissent leur apatridie. Le parallèle peut être fait aujourd’hui avec le rejet des migrants voulant trouver refuge en Europe : ils subissent autant que les émigrés de l’entre-deux guerres une situation qu’ils n’ont pas souhaitée.

Photo de régugiés syrien à Budapest demandant à aller en Allemagne. Prise le 2 septembre 2015. Mise dans le domaine public par son auteur. Source.

Malaquais témoigne également des conditions de travail de ces émigrés de la classe ouvrière : l’intemporalité du sujet est aujourd’hui sensible en Europe, où la disparité des niveaux de vie empêche et détruit l’idée même d’une Europe sociale et solidaire. Rappelons déjà que :

Le séjour qu’on autorise à l’immigré est entièrement assujetti au travail, la seule raison d’être qu’on lui reconnaisse : d’être en tant qu’immigré d’abord, mais aussi et très vite en tant qu’homme – sa qualité d’homme étant subordonnée à sa condition d’immigré14.

La main-d’œuvre javanaise sert aux travaux les plus pénibles et les plus dangereux : « Pas souvent qu’un Français irait trimer là-dedans. Pas si couillons. » (LJ 105) La description du travail à la mine illustre bien cette pénibilité imposée aux émigrés :

C’était une vieille mine délabrée et mal tenue. La taille s’y faisait au petit bonheur, l’abattage des roches en dépit du danger […] C’était une mine mal fichue, on y puisait à même les richesses, sans ordre, sans plan, sans économie15.

Le topos de l’accident de la mine, inauguré avec Zola dans Germinal, commence ainsi dans Les Javanais: « Et les hommes y sont allés. Les masses voltigeaient, la pierre claquait, les galeries se creusaient16. » L’imparfait donne une impression de fatalité du fait de son aspect itératif. Cette description se déroulant juste avant l’accident pourrait correspondre à n’importe quel jour dans la mine depuis des années, il n’y a rien de particulier annonçant le drame, rien pour l’empêcher. Malaquais décrit ainsi le fatalisme inhérent au travail des mineurs. Nous pouvons aussi observer que les matériaux, « les masses », « la pierre » et « les galeries », deviennent les sujets de la phrase : la terre reprend ainsi le droit sur les hommes. L’accident, qui fera deux morts, garde aussi toute son actualité si l’on pense aux métiers dangereux et sous-payés que les émigrés se voient souvent contraints d’exercer encore aujourd’hui.

Néanmoins, l’œuvre de Malaquais est un roman gardant espoir et proposant de réelles solutions d’avenir. Tout d’abord, il valorise la force d’une identité collective face à l’égocentrisme de la société capitaliste individualiste. Ce symbole de solidarité passe par la représentation de cette collectivité javanaise, venant de tous les pays mais réussissant à s’entendre, en y parlant une langue composée de tous les idiomes maternels des mineurs, plurilinguisme préférant inclure l’altérité plutôt que de l’exclure, montrant ainsi la fraternité entre tous les hommes :

Que faire dans une Ile de Java, île flottante, île bâtarde accrochée à la queue du diable ? Me cago in Dios, soliloque le Javanais s’il est espingo. Ruskoff, il soliloque yob twaïou douchou. Mêmes mots, mêmes râles pieux d’une langue à l’autre. Henri Lehoux, unique et véritable Français à Ile de Java, reluque le postère des Javanaises. Sacré putain de bordel de merde ! (LJ 51)

Java est une « île » accueillant les apatrides, exilés, rejetés du monde entier sans demander ni passeport ni visa, véritable « paradis sur terre : on y accueillait tout le monde, grands et petits, costauds et chétifs, chrétiens ou pas. » (LJ 74) Et surtout, le roman de Malaquais, en particulier la réécriture de 1995, est un roman où l’humour est omniprésent, malgré les thèmes très sérieux que sont l’apatridie et l’exil. Les Javanais vivent dans l’illégalité, dans la menace d’un renvoi aux frontières, ne gagnent pas « bésef bésef » (LJ 35) mais gardent leur bonne humeur, et la narration est souvent savoureuse en trouvailles linguistiques étonnantes et en humour, comme ce Javanais faisant remarquer, parce qu’il ne comprend pas bien l’accent anglais du patron de la mine, qu’ « en plus d’être inglese le direttore n’avait qu’un bras, ce qui, on le sait, vous coupe les moyens en deux et nuit à l’éloquence » (LJ 31).

Malaquais puise sa force et son espoir dans la solidarité internationale car « souffrir ensemble, c’est souffrir moins17 ». Nous pouvons alors tirer des leçons des Javanais, écrit dans les années 30 et pourtant encore actuel aujourd’hui, et les appliquer à l’Union Européenne. L’Europe aujourd’hui n’arrive pas à intégrer tout le monde, car il lui manque (entre autres !) un véritable fédéralisme, une véritable politique sociale commune, comme Malaquais le préconisait déjà à Gide en 1944 : « […] une fédération européenne, avec unification politique et économique18 » est pour lui un des seuls moyens de pacifier l’Europe et d’épargner de nombreuses souffrances inutiles.

L’Union Européenne a été un premier pas en avant dans l’optique d’une solidarité fraternelle entre tous les hommes. Ce premier pas n’est pas ou plus suffisant aujourd’hui, et la crise grecque a bien montré un manque de démocratie européenne. De plus, les « indésirables » d’hier (par exemple les Polonais, les Espagnols, les Italiens de Java) ayant été intégrés à l’Union Européenne, d’autres indésirables ont été créés, reproduisant alors les mêmes erreurs que dans le passé. L’exclusion nationale, raciale ou religieuse se reproduit et se transfère sur d’autres Javanais en quête d’un refuge. L’Union Européenne doit prendre ses responsabilités et mettre réellement en œuvre les valeurs qui la portent, devenir un phare contre l’obscurantisme, un état fédéral plurilingue et multiculturel et pourrait ainsi être une première étape vers un monde plus juste et solidaire, même si la route est longue. Nous concluons sur cette note d’espoir, typiquement malaquaisienne et javanaise, qui reste à méditer pour imaginer l’Europe de demain :

Quel que soit le point de vue des personnages, ce que l’on peut constater c’est que Les Javanais laisse entrevoir une sorte d’utopie concrète. Certains personnages ne sont pas dupes, qui voient dans leur île de Java un « miracle » où les flics « ne mordent pas ». Mais Java fait figure, aux yeux de beaucoup de « paradis », d’ « asile », d’ « oasis ». C’est une moderne Babel où l’on se chamaille, où l’on se bat et se dispute, mais où l’on se comprend. On y vit ensemble et en définitive plutôt bien. Ce rêve incarné n’est pas amené à durer, il était trop fragile, trop précaire, trop miraculeux pour espérer subsister. Lieu vivant, en perpétuelle mutation, lieu à part, à l’écart, Java appartient aux Javanais, si bien d’ailleurs que lorsqu’ils s’en vont, lorsque l’exode a eu lieu, ils emportent Java avec eux, « porteurs de germes… partis essaimer d’autres îles ». Java est un lieu-phénix, prêt à renaître n’importe où. Java est une utopie qui prend corps19.

Manifestation à Berlin. Sur le panneau: réfugiés, bienvenue. Source.

Bibliographie

  • GIDE, André, MALAQUAIS, Jean, Correspondance 1935-1950, Paris, Phébus, 2000.
  • MALAQUAIS, Jean, Journal de guerre, suivi de Journal du métèque, 1939-1942 [1943], Paris, Phébus, 1997.
  • MALAQUAIS, Jean, Les Javanais [Paris, Denoël, 1939], Paris, Phébus, 1995.
  • MALAQUAIS, Jean, Planète sans visa [1947], Paris, Phébus, 2009.

Lectures complémentaires

  • ARENDT, Hannah, Imperialism [1948]. Traduction par LEIRIS, Martine, sous le titre L’Impérialisme, dans Les Origines du totalitarisme. Eichmann à Jérusalem, Paris, Gallimard, 2002, pp. 367-608.
  • BADIE, Bertrand, SADOUN, Marc (ed.), L’Autre, Paris, Presses de la fondation nationale des sciences politiques, 1996.
  • CALOZ-TSCHOPP, Marie-Claire, Les Sans-Etat dans la philosophie d’Hannah Arendt : les humains superflus, le droit d’avoir des droits et la citoyenneté, Lausanne, Payot, 2000.
  • JULLIEN, François, L’Ecart et l’entre. Leçon inaugurale de la Chaire sur l’altérité, Paris, Galilée, 2012.
  • KOESTLER, Arthur, Scum of the Earth [1941]. Traduction par TERRACINI, Jeanne, sous le titre La Lie de la terre, Paris, Calmann-Lévy, 2010.
  • LE BLANC, Guillaume, Dedans, dehors. La Condition d’étranger, Paris, Seuil, 2010.
  • NAKACH, Geneviève, Malaquais rebelle, Paris, Cherche-Midi, 2011 [Biographie de Jean Malaquais].
  • SAYAD, Abdelmalek, L’Immigration ou les paradoxes de l’altérité. L’Illusion du provisoire [1991], Paris, Editions Raisons d'Agir, 2006.
  • SEMPRUN, Jorge, « Le Retour en fanfare des Javanais », Journal du dimanche, 24 septembre 1995.
  • SULEIMAN, Susan, « Choosing French. Language, Foreignness, and the Canon (Beckett/Némirovsky) », dans Christie MCDONALD, Susan SULEIMAN (dir.), French Global. A New Approach to Literary History, New York, Columbia University Press, 2010, pp. 471-487.
  • TROTSKY, Léon, « Un nouveau grand écrivain : Jean Malaquais » [1939], dans Littérature et révolution [1900-1939]. Traduction par FRANK, Pierre, LIGNY, Claude, MARIE, Jean-Jacques, Paris, 10/18, 1964, pp. 333-346.

Si vous voulez suivre les actualités malaquaisiennes, consultez le site de la Société Malaquais.

Notes


  1. Lire à ce sujet l’article de Susan SULEIMAN, « Choosing French. Language, Foreignness, and the Canon (Beckett/Némirovsky) », dans Christie MCDONALD, Susan SULEIMAN (dir.), French Global. A New Approach to Literary History, New York, Columbia University Press, 2010, pp. 471-487. 

  2. Bertrand BADIE, Marc SADOUN (dir.), L’Autre, Paris, Presses de la fondation nationale des sciences politiques, 1996, p. 17. 

  3. François JULLIEN, L’Ecart et l’entre. Leçon inaugurale de la Chaire sur l’altérité, Paris, Galilée, 2012, p. 17. 

  4. Guillaume LE BLANC, Dedans, dehors. La Condition d’étranger, Paris, Seuil, 2010, p. 33. 

  5. D’après le titre de l’ouvrage d’Arthur KOESTLER, Scum of the Earth [1941]. Traduit par Jeanne TERRACINI sous le titre La Lie de la terre, Paris, Calmann-Lévy, 2010. 

  6. Jorge SEMPRUN, « Le Retour en fanfare des Javanais », Journal du dimanche, 24 septembre 1995. 

  7. Geneviève NAKACH, Malaquais rebelle, Paris, Cherche-Midi, 2011, p. 101. 

  8. L’internationalisme est une idéologie s’opposant au nationalisme. L’internationalisme tiré des mouvements ouvriers prône une solidarité entre tous les hommes, une fraternité universelle dans un monde sans frontières. Il appelle à la fois à l’unité des prolétaires de tous les pays et à l’instauration d’un système sans classes, sans Etats et sans frontières partout dans le monde. 

  9. André GIDE, Jean MALAQUAIS, Correspondance, 1935-1950, Paris, Phébus, 2000, p. 25.  

  10. Id., p. 26. 

  11. Jean MALAQUAIS, Les Javanais [Paris, Denoël, 1939], Paris, Phébus, 1995 [Abrégé en LJ]. 

  12. Hannah ARENDT, Imperialism [1948]. Traduction par Martine LEIRIS sous le titre L’Impérialisme, dans Les Origines du totalitarisme. Eichmann à Jérusalem, Paris, Gallimard, 2002, pp. 367-608, p. 563. 

  13. Marie-Claire CALOZ-TSCHOPP, Les Sans-Etat dans la philosophie d’Hannah Arendt : les humains superflus, le droit d’avoir des droits et la citoyenneté, Lausanne, Payot, 2000, p. 12.  

  14. Abdelmalek SAYAD, L’Immigration ou les paradoxes de l’altérité. L’Illusion du provisoire [1991], Paris, Editions Raisons d'Agir, 2006, p. 50. 

  15. Jean MALAQUAIS, Les Javanais, Paris, Denoël, 1939, p. 75/76. 

  16. Id., p. 142. 

  17. André GIDE, Jean MALAQUAIS, Correspondance, op. cit., p. 116.  

  18. Id., p. 179. 

  19. Yann MARTIN, « Jean Malaquais internationaliste », pp. 67-81, dans Cahier Malaquais n°1, 2010, p. 79.